Études et essais
   
 
 

 
 Collection « Essais »

La Communication sans objet
Henri-Pierre Jeudy
ISBN 2-87317-021-2
128 pages, 15 x 21 cm,
cousu, couverture à rabats
18 €, 1994

Tout est produit pour communiquer. Quand bien même ils demeureraient des signes de la distinction sociale, les objets sont devenus les prothèses du corps. Les relations symboliques que nous entretenons avec eux font déjà partie d’une archéologie de la technique : l’ordre instrumental de la communication se suffit à lui-même. La valeur de l’objet correspond à la vitesse de son obsolescence. Son destin, c’est le déchet. Mais l’image immatérialise l’objet. Elle se substitue au réel et son effet vampire crée l’illusion perpétuelle de son pouvoir fatal. Dans un univers de réseaux où la relance de l’échange est plus essentielle que son contenu, le sujet n’est plus qu’un leurre. Il s’épuise à se faire objet parmi les objets pour mieux communiquer. Sa mise à mort est-elle le signe irréversible du triomphe de la communication?

Henri-Pierre Jeudy, sociologue au CNRS, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Mémoires du social (PUF, 1986), Les Ruses de la communication (Plon, 1989), Le Désir de catastrophe (Aubier, 1990), La Société du trop-plein (Eshel, 1991), Éloge de l’arbitraire (PUF, 1993), L’Ironie de la communication (La Lettre volée, 1996), Les Usages sociaux de l’art (Circé, 1999). Il est également l’auteur de plusieurs romans dont, à La Lettre volée, Conte de la mère morte (1997) et Aligato (1999).

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