Revue « L’Étrangère »

ISBN 978-2-87317-382-1
176 pages, une reproduction d’Anne Lefebvre, 14 x 23 cm, cousu
15 €, 2011

Pour ce numéro, nous avons retenu des auteurs dont les œuvres ont été l’objet d’une reconnaissance internationale en même temps qu’ils s’affirmaient, pour certains d’entre eux du moins, comme des traducteurs de premier plan. C’est le cas du poète québécois Paul Bélanger, mais également de Jean-Charles Vegliante, connu à la fois comme poète et comme traducteur des poètes italiens. Il en va ainsi du traducteur André Markowicz, qui a proposé au cours des vingt dernières années une nouvelle traduction de l’ensemble de l’œuvre de fiction de Dostoïevski aux éditions Actes Sud. Il y a quelques années, nous le découvrions aussi comme poète, dont Figures, publié au Seuil en 2007 donnait une idée précise de la qualité de sa création personnelle. De même, nous proposons de nouveaux textes du poète Paol Keineg dont la force de l’œuvre n’a cessé de se confirmer au fil des années, et qui, aujourd’hui, atteint à une véritable reconnaissance. En contrepoint nous proposons des poètes de cette génération qui s’affirme peu à peu et dont les œuvres ont pris place au cours des dernières années chez les lecteurs attentifs à cette nouvelle sensibilité qui ne saurait se définir comme un nouveau lyrisme, mais comme une recherche où le sentiment d’une subjectivité cherche à s’établir dans un rapport étroit avec le réel, avec l’expérience possible du monde. C’est le cas aussi bien chez Sereine Berlottier que chez Kang Biung KI ou encore Michèle Dujardin. Dans l’un ou l’autre cas, il s’agit de refuser une poésie éthérée, comme pour affirmer que l’écriture poétique est plus que jamais, peut-être, une instance de vérité.