« Nue, munie d’un rouleau de cellophane transparente que l’on trouve dans les grandes surfaces, je m’emballe comme si j’enfilais un vêtement, sorte de combinaison ample et fine que je retire trois minutes après en coupant au niveau du torse. J’obtiens la forme de mon corps que je retravaille suivant la pose souhaitée. J’utilise de la cellophane mauve pour remplir le corps. Rouleaux plus gros. 600 mètres de cellophane. À force d’ajouter des couches, j’obtiens un corps dur de petite taille. Je peaufine le corps à nouveau avec de la cellophane transparente. J’emballe la journée, à la lumière du jour. Pendant l’emballage, je photographie l’évolution du corps. Une sculpture prend environ quatre jours. J’appose ma signature sur le premier rouleau vide. »

Voici comment Laurence Skivée présente sa démarche qui l’a conduite à s’emballer pour donner naissance à autant de corps-personnalités pour pouvoir les offrir à ceux qui l’ont inspirée. C’est cette histoire minutieusement consignée dans son journal qu’elle publie aujourd’hui à La Lettre volée sous le titre Je m’emballe.

Vendredi 18 octobre 2013 de 18 à 21 h en présence de l’artiste
Samedi 19 octobre 2013 de 14 à 19 h - à 17 h : entretien de Daniel Vander Gucht (sociologue et éditeur) avec Laurence Skivée et projection commentée de ses œuvres.
Dimanche 20 octobre 2013 de 14 à 18 h

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