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Collection « Palimpsestes »

ou la fourmilière éventrée
Pierre Sterckx
136 pages, 7 illustrations couleur, 12 x 18 cm, cousu avec rabats
ISBN 978-2-87317-448-4
19 €, 2015

La peinture de Jérôme Bosch fascine tous les publics. Née autour de 1500, à la confluence d’un Moyen Âge moribond et d’une Renaissance exubérante, elle n’a pas épuisé aujourd’hui la puissance de son imagerie fantastique. L’homme ainsi que son œuvre n’ont cessé de décourager les commentaires, analyses et décryptages abondants qui se sont succédé à leur sujet au cours de quatre siècles. On a parlé de secte, de psychose, d’alchimie, de perversion, de morale déguisée, sans pour autant suggérer une lecture éclairante de la personne et de l’art du solitaire de Hertogenbosch… Le présent essai ne prétend pas apporter une vérité péremptoire à ce sujet, mais il en propose cependant une approche nouvelle. Le « cas » Bosch y est cartographié selon son immersion dans le chaos et aussi par le biais de son rapport à une certaine conception de la schizophrénie. Comment ce peintre a-t-il réussi à orchestrer une logique, des structures, une harmonie au sein d’un univers intensément chaotique ? En d’autres termes : quelle est la cosmogonie-cosmologie de cette « fourmilière éventrée » ?

Pierre Sterckx (1936-2015), critique d’art, fut l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain. Ancien directeur de l’ERG (École de recherche graphique) de Bruxelles, ami et spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il collaborait à Beaux-Arts magazine depuis 1997.