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Revue « L’Étrangère »

Poésie : frontières et limites
244 pages, iIllustration de Cécile Massart, 14 x 22 cm
ISBN 978-2-87317-512-2
24 €, 2018

Consacré au thème « Poésie : frontières et limites », thème emblématique de l’époque, où tout bouge sans que nous ayons prise sur les bouleversements que nous connaissons, que nous vivons, les diverses contributions à ce nouveau numéro posent la question de la création, celle de la poésie, sous ses divers angles et diverses relations avec les autres champs de la création artistique. on pourra s’étonner du mot de l’écrivain italien Italo Calvino : « Le lieu idéal […] est le lieu où il est le plus naturel de vivre en étranger ». Dépaysement total, délaissement du lieu, sans doute, mais à partir duquel, aussi indéterminé soit-il, il s’agit de faire surgir la parole. Où en sommes-nous avec ce qui sépare et polarise la relation entre celui qui parle et ce dont il parle ? Si la poésie a pour ferment le refus de se refermer sur quelque lieu, c’est que son motif paraît sans frontière : refus de la limite, réelles ou anticipées, philosophiques ou théoriques, symboliques ou institutionnelles, que nous traversons, et auxquelles nous consentons, que nous refusons, et répudions si souvent. Combien d’exemples peut-on pointer pour signaler la permanence des écarts, des lisières et des limites, et plus encore peut-être, de leur mobilité : frontières politiques, frontières linguistiques, frontières culturelles, frontières au coeur du temps entre passé et avenir, frontières sujettes à la multiplicité des espaces ? Frontières foisonnantes au cœur du quotidien, entre le privé et le public, entre le proche et le lointain, entre soi et l’autre ; mais aussi entre les divers modes d’expression, genres littéraires, artistiques, autant de lignes de partage entre le réel et l’imaginaire.

Poésie : frontières et limites : Pierre-Yves Soucy : « Migrations des limites » ; Emmanuel Laugier  : « Poème du revoir américain » ; Olivier Schefer : « À la limite » ; François Lallier : « notre être-image » ; Chantal Neveu : « aimant deux » ; Harry Szpilmann : « À la façon de la phalène » ; Paul Bélanger : « Le lecteur exorbité » ; Victor Martinez : « Les fenaux » ; Anne Penders : « À peu près clair » ; Jean-claude Villain : « Par la langue… » ; Jean-Charles Vegliante : « solidaire terre » ; Michèle Finck : « Suite Lacrima » ; Philippe Blanchon : « Dépaysement du réel » ; Léopold Peeters : « Dans le chignon d’un liminaire ».