Collection « Poiesis »

Philipe Blanchon
72 pages, 14 x 21 cm
ISBN 978-2-87317-461-3
15 €, 2016

Ces Suites peintes de Martin se situent à la fine pointe de l’écriture poétique actuelle sans jamais verser dans quelque effet de mode. Elles démontrent une exceptionnelle puissance du verbe en même temps que sa maîtrise. La sensibilité de l’auteur ouvre sur des champs de création annexes à la création poétique proprement dite. L’écriture de ce livre se présente comme étant de la main d’un personnage, Martin. Son titre indique les deux axes majeurs et complémentaires du projet poétique de l’auteur : musical (poétique) et pictural. Si les autres ouvrages de l’auteur sont dominés parfois par l’attention fictionnelle, dans ce recueil, les poèmes tentent de rendre compte des équivalences entre peinture et poésie par une complicité de gestes, de respirations et de regards. Le terrain historique, jamais très loin, se conjugue au terrain géologique. La présence des champs, des mers, des visages, des figures tutélaires du peintre (et du poète) semble incarner cette part commune. On perçoit ici une influence de poètes russes (mais aussi américains) qui sont rentrés parfois, sinon souvent, en dialogue avec les peintres (tels vélimir Khlebnikov, bien sûr, mais aussi William Carlos Williams, lesquels constituent des références majeures pour l’auteur). Ce livre est comme une quête commune du corps, yeux, mains et oreilles tendus.

Philippe Blanchon (1967) est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et d’autant de traductions. En 2005, il a publié, dans la collection de Mathieu Bénézet, « Le manifeste » (comp’act) La Nuit jetée, recueil qui sera le premier de différents cycles poétiques qui occupent une grande partie de son travail. Ces cycles se composent de sept recueils publiés à ce jour. Des recueils autonomes sont parus aussi depuis 2005, dont, Janvier, aux éditions La part commune. Il est aussi l’auteur de différents essais, notamment sur James Joyce et sur Vincent Van Gogh. Il collabore à plusieurs revues, essentiellement sous la forme de textes critiques. En tant que traducteur, il a travaillé sur différents ouvrages de Conrad Aiken, James Joyce, William Faulkner ou Katherine Mansfield.