Collection « Poiesis »

Stéphanie Ferrat
ISBN 978-2-87317-352-4
120 pages, 12 x 21 cm, cousu
Broché, texte français
16,50 €, 2009

Poésie, la parole qui garde traces parce que dite avec peu de mots, assurant ainsi l’éclat de ceux-ci, refusant de céder à quelque exubérance allusive ou approximative, pour s’attacher à la précision de leurs rapports, à l’accord de leurs parcours. C’est aussi, sans doute, que chaque instant rendu est chargé à la fois d’imprévisible et d’illimité, que leur saisissement est soumis à des déplacements continus bien que souvent convergents : toujours ailleurs / le regard // attendu // au fond des yeux. La netteté des textes qui composent Caisson de Stéphanie Ferrat s’adosse à l’abrupt de chaque instant saisi, de chaque moment reconnu. Elle donne à la mémoire féconde sa portée immédiate. Et chaque poème, pour ne pas dire chaque vers, s’imprègne de fragments d’expérience du monde pour les retourner de manière à mieux conduire le lecteur aux points les plus sensibles des nœuds de sensations en les désenchaînant, cherchant alors à renouer l’expérience poétique à l’œuvre. Ces textes produisent l’impression de pulsations dont l’effet est de multiplier les cassures, non sans redéfinir, non sans reconstituer, par là, le rapport au réel.

Stéphanie Ferrat (1972), poète et plasticienne, s’occupe d’une petite maison d’édition : Pavupapri où collaborent poètes et plasticiens et elle co-anime, avec Jean-Pierre Sintive, la Galerie Remarque depuis 1999. Elle a publié plusieurs livres de poésies, dont, parmi les derniers : Couvrir la bouche (Le Dé bleu, 2004) ; Corps seulement (Remarque, 2005) ; Abîmer de jour (La Lettre volée, 2007, livre sélectionné par les libraires, hiver 2007-2008). Plusieurs de ses textes poétiques ont paru dans diverses revues : Propos de campagne, La Canopée, N4728, Le Nouveau Recueil, L’Animal…