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Collection « Poiesis »

Séverine Daucourt-Fridriksson
128 pages, 14 x 21 cm
ISBN 978-2-87317-494-1
18 €, 2017

C’est dans la substance même de la parole poétique, dans le drame qui s’y joue et dont elle tente de rendre compte, que l’auteur cherche et trouve la seule forme qui lui soit nécessaire. C’est que le destin poétique n’est jamais dissocié de la destinée humaine. Rares sont les textes qui parviennent avec autant de force à traverser l’expérience sensible de la relation à l’autre, une avancée incertaine face à la fragilité et à la précarité de ce sur quoi se tient cette poésie. Rien n’est jamais acquis. Tout se défait, et se recompose pour se redéfaire. L’auteur se tient dans une position toujours difficile, voire périlleuse, sur deux plans indissociables : celui de l’imaginaire constamment travaillé par la réalité dans sa dimension la plus quotidienne, alors que rien ne se soumet simplement à un raisonnement dans la volonté de dire quelque chose à quelqu’un. Quelquefois, souvent même, ses textes donnent l’impression de monologues intérieurs mais cette parole poétique touche de plein fouet son lecteur et ne lui laisse aucune chance de verser dans l’indifférence.

Séverine Daucourt-Fridriksson est née à Belfort en 1970. Après des études de lettres classiques et de psychologie clinique et psychanalytique, elle exerce brièvement le métier de psychologue avant de collaborer pendant six ans au Journal des psychologues. En 2003, elle se voit attribuer une bourse de découverte par le CNL. Plusieurs revues accueillent ses textes dont certains seront publiés dans l’Anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne en 2006. L’Île écrite paru en 2004 lui a valu le Prix Ilarie Voronca. Elle est également traductrice de l’islandais. En 2006, elle compose un montage poétique intitulé et ne va malheurer de mon malheur ta vie qui sera mis en scène par Eric Ruf au studio théâtre de la Comédie française. Compositrice et interprète, elle a écrit et réalisé un album de chansons, Bláa, sorti au printemps 2008. Aux éditions de La Lettre volée, elle fait paraître Salerni en 2009 et en 2012, À trois sur le qui-vive. Associée à la Maison de la poésie (Passage Molière) depuis deux ans, elle donne des lectures publiques très remarquées.