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Collection « Poiesis »

Stéphanie Ferrat
64 pages, 14 x 21 cm
ISBN 978-2-87317-531-3
14 €, 2019

On entre dans ce texte comme on ouvrirait des volets, premier plan : le ciel. On pourrait croire que cet ensemble n’est qu’une suite de notes, de questionnements sur l’acte de création. Mais si la mention « notes d’atelier » est annoncée dès l’ouverture, c’est que l’on se trouve là dans quelque chose de bien plus global. Bien sûr les termes de « peinture, formes, papiers, couleurs » reviennent régulièrement, mais on sent très vite qu’il s’agit essentiellement, à travers la peinture, d’interroger le monde, le lien entre l’espace et le regard, le dehors et le dedans. Dans ce texte, les êtres et les chosent se frôlent. on passe d’une problématique concrète, à un espace interrogeant le champ poétique : Je délimite des corps qui ne sont que des gris. J’appelle à l’aide selon ma place. On avance dans la lecture en étant sans cesse transporté à des échelles de regards, d’angles différents. Des visions plus précises, puis soudain, le questionnement s’ouvre et renverse l’interrogation du côté de l’écriture : on cherche à mettre des titres, alors que les mots cherchent des images. Stéphanie Ferrat, dans ce recueil, se retrouve au centre de ses deux pratiques que sont la poésie et la peinture, navigue de l’une à l’autre, mélangeant la peinture à la langue et la langue aux matières. elle montre également, comment sa pensée poétique s’inspire du paysage alentour, du quotidien, de tout ce qui se trouve à portée de main. car au final, ces deux pratiques ne sont-elles pas une seule et même langue, une manière simplement d’interroger le monde ?

Stéphanie Ferrat est à la fois poète et plasticienne. Diplômée de l’École d’art d’Aix-en-Provence en 1997, elle poursuit depuis des années ces deux activités parallèlement. Elle a publié une douzaine de livres dont les principaux : Abîmer de jour (2007), Caisson (2009), Caillot (2013) aux éditions de La Lettre volée (Bruxelles) ; Roncier (2014) aux éditions de La Feugraie ; Réceptacle (2009) aux éditions Fissile ; Les Mains prononcées (2009) à L’Arbre à paroles.