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Collection « Poiesis »

Christophe Van Rossom
168 pages, 12 x 21 cm
ISBN 978-2-87317-480-4
20 €, 2016

Ici la poésie ne s’enferme pas dans un genre poétique. Christophe van Rossom est peut-être un moraliste, mais au sens où la critique traverse et n’épargne rien de l’époque, la nôtre, non plus des démissions, comme des compromissions si fortement consenties. Cette poésie s’accompagne en permanence de références. Non pour reprendre simplement celles-ci sous forme de justification ou d’appui, mais pour leur faire dire ce qu’elles ont à dire au fondement de la condition humaine et des bouleversements qu’elle subit de nos jours. Rien du corps et des sensations, de la pensée, de la création, de tout ce que comporte la vie, ne se sépare – ne sont séparables. D’où cet appel continu à ses maîtres nombreux qui lui ont enseigné à aller ainsi. ainsi peut-on lire dès l’ouverture de ce livre : « À l’inverse de chateaubriand, il me semble que croire est une erreur d’orientation, quand penser ouvre à tous les vertiges salutaires. » Et encore ceci : « La pensée que j’esquisse n’a ainsi de sens que si elle irrigue chaque seconde de mon existence. Je ne cherche nul port : la distinction réside dans le comportement. Aucune étiquette ne colle longtemps. »

Christophe Van Rossom (1969) est un spécialiste des questions de poétique moderne et contemporaine. Membre du conseil de rédaction de la revue L’étrangère, il enseigne au conservatoire royal de Bruxelles, à l’ERG et à l’Université Libre de Bruxelles. Conférencier, auteur de nombreux articles et études, il a publié plusieurs essais parmi lesquels Jacques Crickillon : la vision et le souffle ; Marcel Moreau : l’insoumission et l’ivresse ; Jacques Cels : un architecte du sens, tous trois aux éditions Luce Wilquin. On lui doit également trois livres de création : Sous un ciel dévoyé, paru aux éditions du Cormier, Savoir de guerre, publié aux éditions William Blake & co., et Le Rire de Démocrite, publié aux éditions de La Lettre volée, ainsi qu’une plaquette intitulée Petit traité d’athéologie. L’Académie belge de Langue et Littérature lui a décerné le Prix Vossaert pour son œuvre critique.