Recherche

Collection « Poiesis »

Jean-Claude Schneider
144 pages, 14 x 21 cm
ISBN 978-2-87317-476-7
19 €, 2016

Au fil de ses livres de poésie, Jean-Claude Schneider aura exploré de façon inédite et si singulière le monde, Le réel qui nous environne, en pratiquant une écriture fragmentée, certes, mais construite de manière à rejoindre à chaque fois ce qu’il y a d’universel dans le rapport à soi, à autrui et au monde. il explore à chaque fois des formes neuves du langage afin de cerner au coeur ce qui nous tient au plus vif de la vie, de saisir avec la plus grande précision tout ce qui tient du monde que nous habitons. Plusieurs auront remarqué combien, dans ses livres de poésie, cette écriture est attentive à tout ce qui touche aux éléments fondamentaux, de l’eau, des fleuves, de leurs sources, de la terre, de l’air, de l’espace, du désert (qu’il aura longuement fréquenté) et, dans ce dernier livre tout particulièrement, le sol : « besoin-là / de sol / fût-ce fumier tesson ». Cependant, c’est toute la modernité poétique qui se trouve reprise, arpentée, et, en quelque sorte, critiquée. La parole poétique est chez lui création au sens fort du terme. Cette parole ne s’accommode pas de l’époque. Mais c’est au niveau de l’expérience personnelle que tout est repris, vu, sondé, du monde et de la mémoire comme des limites de la parole.

Jean-Claude Schneider est né en 1936 à Paris. Il est poète, critique et traducteur. Après une scolarité au Lycée Condorcet, Il fait des études d’allemand et de linguistique à la Sorbonne puis à l’Université de Heidelberg. Ses premiers poèmes sont publiés dans la revue Mercure de France. Chroniqueur pour la NRF, il devient secrétaire de rédaction de la revue Argile de 1973 à 1981. Depuis 1969, il aura publié une vingtaine de livres de poésie, ainsi que plusieurs essais sur la poésie et la peinture. Il a publié trois livres à La Lettre volée, dont deux de poésie : Eux, l’horizon, en 1998 ; Si je t’oublie, la terre, en 2005 ; et un essai : Ce qui bruit entre les mots, en 1998.