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Collection « Poiesis »

Daniel Vander Gucht
Aquarelles de Damien Delepeleire
176 pages, 18 illustrations couleur, 16 x 22 cm,
ISBN 978-2-87317-529-0
21 €, 2019

« Je décide de devenir chansonnier à l’instar de Marcel Broodthaers ruminant : “Moi aussi je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose et réussir dans la vie. [...] L’idée enfin d’inventer quelque chose d’insincère me traversa l’esprit. et je me mis aussitôt au travail.” » À force d’écouter « radio comercial » sur l’autoradio de ma voiture de location au Portugal, je me mets au défi de composer une ode à Lisbonne dans le plus pur style bal de la sardine en espérant faire un carton, comme la valise de Linda de Suza bien sûr. Le titre initial, « Lisbonne ma bonne », hommage au « Bruxelles ma belle » de Dick Annegarn hybridé avec le « London Calling » des Clash, est devenu « Lisbonne m’appelle » afin de ne froisser personne (et surtout pas ma bonne — ce qui n’est pas très punk, je vous l’accorde). Près d’un an plus tard, je continue à composer des chansons navrantes en ne renonçant à aucun mauvais jeu de mots (il me faut bien une éthique) et je dévore tout ce qui me tombe sous la main comme biographies, anthologies, manuels et interviews de tous ces paroliers qui ont écrit la légende de la chanson française, plus souvent dans l’ombre que dans la lumière. Sans remonter à Clément Marot, Boulanger ou Aristide Bruant, je me trouve une nouvelle famille de chansonniers... »

Daniel Vander Gucht (1958) est professeur de sociologie à l’université libre de Bruxelles. Il a publié plusieurs essais sur l’art, la culture et la société contemporaine parmi lesquels La Jalousie débarbouillée. Éloge de l’incertitude amoureuse (Bruxelles, Labor, 2005 ; réédition Bruxelles, La Lettre volée, 2014) ; Ecce homo touristicus. Identité, culture et patrimoine à l’ère de la muséalisation du monde (Bruxelles, Labor, 2006) ; L’An passé à Jérusalem. Journal yérosolymitain (2004-2005) (Bruxelles, La Lettre volée, 2008) ; L’Expérience politique de l’art. Retour sur l’engagement artistique (Bruxelles, Les impressions nouvelles, 2014) ainsi que Ce que regarder veut dire. Pour une sociologie visuelle (Bruxelles, Les impressions nouvelles, 2016).

Damien Delepeleire (1965), Lauréat du Prix de la Jeune Peinture belge à 21 ans, expose depuis régulièrement en Belgique comme à l’étranger.