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Collection « Essais »

Essai sur les dispositifs artistiques et la perception esthétique
Sally Bonn
ISBN 978-2-87317-347-0
232 pages, 15 x 21 cm, cousu
20 €, 2009

N’y a-t-il pas, dans la perception esthétique de l’art, un modèle de notre perception du monde ? Le projet de cet essai est de démêler l’écheveau de la perception esthétique à travers l’analyse des dispositifs artistiques, de déterminer ce qui préside à notre relation perceptive du monde et quelles sont les conditions de possibilité de la vision et de la perception. Le parti pris est de s’appuyer sur l’étude d’œuvres représentatives et de l’expérience qu’elles induisent dans le cadre de la perception. Les artistes en question dans cet ouvrage sont, pour la plupart, aussi des écrivains ou des théoriciens, bien qu’avant tout ils se définissent comme artistes dont le travail d’analyse et de théorisation est une piste pour penser et envisager un type de discours sur l’art qui se ferait à partir des œuvres, des dispositifs et à partir de ce que les artistes en donnent à penser. Un discours qui serait une tentative constante de rester sur le fil tendu entre théorie et pratique. Ainsi se croisent dans ces lignes aussi bien Marguerite Duras que Caspar David Friedrich, Daniel Buren que Bill Viola, Barnett Newman qu’Ingmar Bergman ou Samuel Beckett, ou encore Ann Veronica Janssens, Sylvie Blocher et Jean-Luc Godard.

Sally Bonn, née en 1970, enseigne la philosophie et l’esthétique à l’École supérieure des beaux-arts de Metz où elle co-dirige le Centre de recherche I.D.E. et la revue Le Salon. Traductrice des écrits d’Agnes Martin (Paris, Éditions de l’Énsb-a, 1993) et auteur de textes critiques sur ombre d’artistes contemporains, elle a notamment publié L’Art en Angleterre (Paris, Nouvelles éditions françaises, 1996) et L’Expérience éclairante. Sur Barnett Newman à La Lettre volée en 2005.